Porto-Novo, ce vendredi 3 avril 2026. Si la chaleur est étouffante, elle est dépassée par la ferveur qui enveloppe la place qui accueille Romuald Wadagni et sa délégation. Ici, ce n’est pas seulement un meeting politique qui se prépare, c’est l’aboutissement spectaculaire d’un travail de fond, d’une mobilisation de longue haleine. Et à la manœuvre de cette démonstration de force, un nom revient sans cesse dans les conversations : Jules Victorien Kougblénou. L’influent organisateur, proche du ministre d’État Romuald Wadagni, a transformé la capitale en un vivier militant géant, offrant une vision saisissante de la machine de campagne en marche pour le scrutin du 12 avril prochain.
Partout, le bleu roi règne en maître. Mais plus qu’une simple couleur, c’est un uniforme de conviction. Des centaines de femmes, alignées avec une discipline presque militaire, forment le cœur battant de cette manifestation. Leur tenue siglée « Nouveau Pacte Citoyen » et arborant les effigies de Wadagni n’est pas un hasard. Elle est le fruit d’une stratégie méticuleuse conçue par Jules Victorien Kougblénou. « Nous ne sommes pas des figurantes. Nous sommes les ambassadrices d’une nouvelle alliance entre le citoyen et l’État », lance avec assurance Élodie, enseignante. Ce bataillon féminin, élégant et déterminé, incarne la modernité et la structuration voulues par la campagne. Il est le visage d’un soutien qui se veut à la fois affectif et rationnel, ancré dans chaque quartier, chaque marché, chaque foyer.
« Les Ateliers de Romuald Wadagni » sont en effet passés par là. Ce réseau de comités de terrain, orchestré avec une rigueur remarquable par Jules Victorien Kougblénou, a fonctionné comme une école du militantisme. Il a formé, informé et fédéré. Le résultat est là, sous le soleil de Porto-Novo : une foule compacte, intergénérationnelle, où les jeunes, tout aussi nombreux et visibles, scandent les slogans avec une énergie contagieuse. « Nous avons compris le projet, nous croyons en la continuité des réformes. Maintenant, nous travaillons pour la victoire. Chacun de nous est un relais », explique Jonas, étudiant, dont le t-shirt colle à la peau sous l’effet de l’attente passionnée.

L’investissement de Jules Victorien Kougblénou est l’élément clé de cette dynamique. Loin des projecteurs des grands discours, il a sillonné les arrondissements, rencontré les leaders d’opinion, monté des cellules de quartier et veillé à ce que le message du « Nouveau Pacte Citoyen » ne soit pas un slogan creux, mais un engagement concret. Sa stratégie ? Faire de chaque sympathisant un militant actif, convaincu et outillé. La mobilisation d’aujourd’hui est la preuve tangible de la réussite de cette méthode. Elle ne montre pas seulement des gens rassemblés pour un homme ; elle expose une armée citoyenne prête à se déployer pour défendre un bilan et promouvoir un programme.
« L’objectif est clair : une victoire nette, un coup KO le 12 avril », confie un proche de l’organisateur, sous couvert d’anonymat. « Pour cela, il faut une base inébranlable, motivée et capable de résister à la longue campagne. Ce que vous voyez ici, ce sont les soldats de cette bataille. Ils sont prêts. » La motivation semble en effet à son comble. Sur les visages, on lit moins l’attente passive que l’impatience de l’action. Le « Nouveau Pacte Citoyen » est brandi comme un étendard, un serment collectif de soutien indéfectible à celui qu’ils considèrent comme le garant de la stabilité et du progrès.
Alors que le cortège officiel s’apprête à faire son entrée, l’émotion est palpable. Cette foule n’est pas venue par curiosité ; elle est venue en témoignage de son travail et de sa foi en la victoire. En orchestrant cette démonstration de force et d’unité à Porto-Novo, siège du pouvoir législatif, Jules Victorien Kougblénou a réussi un pari : montrer que la campagne de Romuald Wadagni est déjà enracinée dans le territoire et dans les cœurs. Elle ne se décrète pas, elle se construit, jour après jour, par le travail opiniâtre d’un réseau dévoué.
La longue route vers avril 2026 est encore semée d’embûches, et l’opposition modérée de Paul Hounkpè promet un duel serré. Mais à Porto-Novo, un message fort a été envoyé : face à une machine militante aussi bien huilée, aussi motivée et aussi visible, le camp du pouvoir sortant dispose d’une infanterie citoyenne déterminée à remporter la bataille du terrain, et in fine, celle des urnes. Le coup d’envoi est donné, et pour les troupes du « Nouveau Pacte Citoyen », la campagne est déjà une réalité vécue avec une intensité et un engagement sans faille.
Hugues Hector ZOGO