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Nous sommes à Porto-Novo, ce 3 avril 2026. Sous les projecteurs du stade Charles de Gaulle, l’air était chargé d’une attente palpable. La campagne politique bat son plein, et chaque meeting est une bataille d’influence. L’exploit de Jules Victorien Kougblénou ne réside pas seulement dans sa présence au meeting. Il réside dans la foule elle-même. Cette marée humaine qui emplit le stade Charles de Gaulle est, en grande partie, son œuvre. Sa véritable victoire s’est jouée en amont, dans l’art subtil et puissant de la mobilisation, où il a appliqué les principes du Taekwondo – discipline, respect, persévérance et énergie contrôlée – pour convaincre et transporter physiquement ses compatriotes.

Son réseau, tissé au fil des décennies sur les tatamis et dans les projets communautaires, est devenu l’ossature d’une machine logistique humaine. Il n’a pas lancé un simple appel ; il a délivré des « invitations-choc » personnalisées, semblables à des défis honorables. Aux anciens, figures respectées des quartiers, il a parlé de stabilité et de transmission, faisant du meeting un devoir de sagesse collective. « Notre expérience doit guider ce choix crucial », leur disait-il, en faisant d’eux les piliers dignes de la délégation.

Aux femmes, véritables colonnes vertébrales de la société, il a présenté le rassemblement comme un acte de protection de l’avenir familial. Il a mobilisé les associations qu’il soutenait, évoquant les politiques sociales de Romuald Wadagni non comme des promesses, mais comme des parades nécessaires. Il a organisé des groupes de déplacement sécurisés, transformant le trajet en sortie collective, en événement social où la cause politique se mêlait à la solidarité.

Mais son chef-d’œuvre fut la mobilisation de la jeunesse. Pour eux, le maître a utilisé le langage du défi et de l’appartenance. « Vous qui avez la force de frappe, montrez votre puissance non pas dans la rue, mais dans le stade ! » Comparant le meeting à un tournoi géant où leur présence serait le coup décisif, il a fait vibrer la corde de l’honneur et de la fierté générationnelle. Via les clubs sportifs et les groupes culturels, il a créé un élan festif et compétitif : remplir les travées devenait un « k.o. technique » à porter à l’adversaire. Pour les plus réticents ou les plus éloignés, Jules Victorien Kougblénou a déployé une stratégie de « coups de pied de pression » bienveillants.

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