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Il est des départs qui ne relèvent pas seulement de l’ordre du temps, mais qui s’inscrivent dans la profondeur du cœur, là où les mots deviennent humbles et la mémoire, souveraine. Le 16 avril 2026, Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU s’est doucement retirée de la vie des hommes pour entrer dans la paix du Seigneur, dans sa 78ᵉ année. Elle n’a pas quitté les siens comme on s’efface, mais comme une lumière qui, ayant longtemps éclairé, choisit de se fondre dans l’éternité. Depuis ce jour, une émotion digne et recueillie habite les cœurs, faite à la fois de gratitude et de douce mélancolie.

Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU fut de ces femmes rares dont la vie ne se mesure pas seulement aux années vécues, mais à la qualité de l’amour donné. Femme de cœur, elle portait en elle cette générosité discrète qui ne cherche ni les regards ni les honneurs, mais qui s’exprime dans les gestes simples, dans l’attention constante aux autres, dans le don de soi sans calcul. Elle incarnait cette sagesse africaine profonde qui enseigne que la grandeur véritable ne réside pas dans le bruit, mais dans la constance silencieuse du bien.

Sa vie fut un témoignage. Témoignage d’une foi humble mais inébranlable, enracinée dans la confiance en Dieu. Témoignage d’une patience active, qui transforme les épreuves en occasions de grandir. Témoignage d’un amour maternel total, sans condition, sans mesure. Elle n’était pas seulement une mère au sens biologique du terme ; elle était une matrice d’humanité, une école de vie, un refuge pour ceux qui cherchaient réconfort et orientation.

Dans l’intimité de son foyer, elle a su bâtir bien plus qu’une famille : elle a construit une communauté d’amour. Par son regard, elle rassurait ; par sa parole, elle apaisait ; par sa présence, elle stabilisait. Elle savait écouter sans juger, conseiller sans imposer, corriger sans blesser. Elle avait cette intelligence du cœur qui devine les blessures avant même qu’elles ne soient exprimées, et qui y répond avec une tendresse infinie.

C’est dans cette école maternelle, faite d’exigence douce et d’amour constant, que se sont formés ses enfants. Elle leur a transmis bien plus que des repères : elle leur a offert une vision de la vie fondée sur la dignité, le travail, la solidarité et la foi. Parmi eux, Yénoukounmè Fabrice SONOU, son fils, porte aujourd’hui, avec force et responsabilité, une part vivante de son héritage. Fondateur et Président-Directeur Général du Groupe Les Cours SONOU, institution universitaire de référence en Afrique, il incarne, à sa manière, les valeurs profondes que sa mère a patiemment semées en lui.

Car derrière chaque grande œuvre, il y a souvent une main invisible. Derrière chaque bâtisseur, il y a une voix intérieure qui l’a guidé. Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU fut cette main et cette voix. Elle a façonné, dans le secret des jours, un homme engagé, un artisan du savoir, un bâtisseur de paix sociale, un serviteur de l’Afrique. Elle lui a appris que réussir n’est pas seulement s’élever, mais aussi élever les autres ; que savoir n’a de sens que s’il éclaire ; que servir est la forme la plus noble de la réussite.

Ainsi, à travers son fils, Yénoukounmè Fabrice SONOU, son fils, Fondateur et Président-Directeur Général du Groupe Les Cours SONOU, à travers chacun de ses enfants, elle continue d’agir dans le monde. Elle n’est pas absente : elle est transmise. Elle vit dans les valeurs qu’elle a inculquées, dans les engagements qu’elle a inspirés, dans les vies qu’elle a indirectement touchées. Son œuvre dépasse le cadre familial pour rejoindre la société tout entière.

Mais au-delà de ses enfants, c’est toute une communauté qui pleure aujourd’hui une femme de bien. Car Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU avait cette capacité rare d’élargir le cercle familial à tous ceux qui croisaient son chemin. Elle savait accueillir, rassembler, réconcilier. Elle portait en elle une paix communicative, une sérénité qui apaisait les tensions et redonnait espoir.

Dans un monde souvent marqué par la précipitation et l’individualisme, elle fut une présence d’équilibre. Elle rappelait, par sa manière d’être, que l’essentiel réside dans les liens humains, dans la fidélité aux valeurs, dans la simplicité du cœur. Elle ne cherchait pas à briller, mais elle éclairait. Elle ne cherchait pas à dominer, mais elle élevait.

Aujourd’hui, alors que ses proches pleurent son absence, ils peuvent aussi rendre grâce pour une vie accomplie. Car il y a dans son parcours une cohérence profonde, une fidélité à elle-même, une harmonie entre ce qu’elle croyait et ce qu’elle vivait. Elle a traversé les saisons de la vie avec dignité, sans jamais renier ce qu’elle était : une femme de foi, une mère aimante, une âme généreuse.

Et si la douleur de la séparation est réelle, elle est adoucie par l’espérance chrétienne. Car Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU ne s’est pas éteinte : elle s’est endormie dans le Seigneur. Elle a rejoint cette paix promise à ceux qui ont vécu dans l’amour et la droiture. Elle repose désormais dans la lumière de Dieu, là où il n’y a ni souffrance, ni larmes, mais la plénitude de la vie éternelle.

Dans cette foi, nous osons confier son âme à la miséricorde divine. Seigneur, Toi qui connais le cœur de chacun, accueille ta servante dans ton Royaume. Pardonne ses faiblesses humaines et récompense son amour fidèle. Donne-lui le repos éternel et fais briller sur elle la lumière sans déclin. Qu’elle trouve auprès de Toi la paix qu’elle a semée sur la terre.

À ses enfants, à sa famille, à tous ceux qui l’ont connue et aimée, nous adressons des paroles de consolation et de courage. Que le souvenir de son sourire, de sa bonté, de sa sagesse, soit une source de force. Qu’il vous aide à continuer le chemin avec dignité, en portant haut les valeurs qu’elle vous a transmises. Elle n’est plus visible, mais elle demeure présente dans vos vies, comme une étoile intérieure.

Les obsèques de Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU seront célébrées le samedi 16 mai 2026 à Porto-Novo. La messe d’enterrement aura lieu à 11 heures à Église catholique Notre-Dame de Porto-Novo, suivie de l’inhumation au cimetière de Djègan Daho, dans la même ville de Porto-Novo. Ce moment de recueillement sera l’occasion, pour tous ceux qui l’ont connue, de lui rendre un dernier hommage, dans la prière et la dignité.

En ce jour à venir, il ne s’agira pas seulement de dire adieu, mais de dire merci. Merci pour la vie donnée. Merci pour l’amour partagé. Merci pour les valeurs transmises. Merci pour l’exemple laissé.

Repose en paix, Maman Afia Rufine AHOUANGNIHIN SONOU. Ton passage sur cette terre fut une bénédiction. Ton souvenir restera une lumière. Et ton âme, nous le croyons, repose désormais dans la tendresse infinie de Dieu.

Hugues Hector ZOGO

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