Alors que la tension était à son comble dans le pays suite à la tentative de coup d’État militaire survenue dimanche à Cotonou, le centre pénitentiaire civil d’Abomey-Calavi a failli devenir le théâtre d’une évasion massive. Des détenus ont tenté de profiter de la confusion nationale pour orchestrer une fuite, avant que la vigilance accrue du personnel ne permette de déjouer l’opération, sans faire de blessés graves.
Selon des informations concordantes rapportées notamment par *Le Potentiel*, l’alerte a été donnée en fin de journée du 7 décembre. Le scénario aurait débuté par une simulation d’altercation violente dans un bâtiment central, une manœuvre classique destinée à attirer et concentrer l’attention des surveillants.
Toutefois, des mouvements suspects et coordonnés observés peu après dans d’autres secteurs de la détention ont immédiatement éveillé les soupçons du personnel. Face à la gravité de la situation et au contexte politique explosif, les agents ont sollicité en urgence des renforts internes pour sécuriser l’ensemble du périmètre.
L’intervention, décrite comme « prompte et déterminée », a permis de reprendre totalement le contrôle de la situation en quelques minutes. Un ratissage méthodique a confirmé qu’aucune évasion n’avait finalement eu lieu. Les murs de la prison sont restés infranchissables.
Les autorités pénitentiaires ont procédé à l’identification des principauxaux instigateurs de cette tentative, qui ont été immédiatement isolés. Une enquête interne est en cours pour déterminer les circonstances exactes et les éventuels complices de ce plan, qui illustre comment l’instabilité politique peut créer des effets de contagion jusque dans les enceintes sécuritaires les plus fermées.
Cet incident, survenu en pleine crise nationale, met en lumière la pression exercée sur les services pénitentiaires et souligne l’impérieuse nécessité d’une vigilance permanente, même – et surtout – en période de troubles.
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