À l’issue de sa 68e session ordinaire tenue à Abuja, au Nigeria, le dimanche 14 décembre dernier, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a de nouveau exprimé sa ferme opposition à la situation politique au Bénin. Les dirigeants ont condamné sans ambiguïté la tentative de coup d’État qui aurait pu compromettre l’ordre constitutionnel dans le pays, réaffirmant leur engagement envers les principes démocratiques, l’État de droit et la stabilité des institutions au sein de la communauté.
Le déploiement rapide et efficace de la Force en attente de la CEDEAO au Bénin lors du coup d’État déjoué constitue un exemple réussi d’intégration sécuritaire sous-régionale. Les chefs d’État et de gouvernement ont salué la réaction coordonnée et immédiate des forces de la Force en attente, dont le soutien aux forces républicaines béninoises a permis de déjouer cette tentative de déstabilisation. Cette intervention est présentée comme un modèle de coopération sécuritaire efficace au service de la paix régionale. La Conférence a également félicité les États membres pour leur solidarité, en mettant en avant l’engagement particulier du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Sierra Leone.
Dans une optique de renforcer les mécanismes régionaux de gestion des crises, la Conférence a chargé la Commission de la CEDEAO de proposer des textes réglementaires pertinents pour encadrer la Force en attente. Elle a aussi recommandé la création d’un cadre consultatif entre les membres de la Conférence, visant à faciliter une intervention rapide et concertée en cas d’urgence, notamment face à des situations humanitaires critiques ou à de nouvelles tentatives de coup d’État dans la sous-région.
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