Le gouvernement béninois, par la voix de son porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji, a réagi à l’affaire de la plateforme numérique de placement de fonds CEA, dont les activités présumées illégales inquiètent et frustrent de nombreux citoyens. Lors d’un point presse tenu ce vendredi 5 décembre à Cotonou, il a appelé à la vigilance et précisé que le dossier était désormais du ressort de la justice. Interrogé sur la position de l’exécutif, il a indiqué ne pas pouvoir commenter une procédure en cours : « La justice mène actuellement ses investigations. Je n’ai donc pas d’opinion particulière à exprimer », a-t-il déclaré, en insistant sur l’importance de laisser l’institution judiciaire travailler en toute indépendance.
Évoquant la multiplication des plateformes illégales de placement d’argent au Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé des précédents, comme ICC-Services, qui ont provoqué des pertes financières considérables et ruiné des milliers de personnes. Il a regretté que de nombreux Béninois continuent de se laisser tenter par des promesses irréalistes de « gains faciles », soulignant que le procès public d’ICC-Services visait justement à sensibiliser la population. « Il est temps que nous arrêtions d’être naïfs. Utilisons le peu que nous avons avec discernement », a-t-il insisté. À l’instar d’autres structures non autorisées telles que Cameo Shell ou Liyeplimal crypto, CEA promettait des rendements rapides à partir d’un dépôt de 10 000 F CFA, avant de cesser brutalement ses activités, empêchant ses clients de récupérer leurs fonds.
À ce jour, plusieurs suspects ont été interpellés et déférés devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), où ils devront répondre de leur implication présumée dans cette affaire.
Salle de Presse – Repères Impacts

