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Après des heures de crainte et une déclaration putschiste à la télévision nationale, les forces loyalistes ont maîtrisé la situation. Le gouvernement et les institutions républicaines restent en place.

La capitale économique béninoise a vécu une matinée de forte tension, ce dimanche 7 décembre 2025, avant que les Forces de Défense Nationale ne déjouent une tentative de prise de pouvoir par un groupe de militaires dissidents. La situation est désormais sous le contrôle ferme des autorités légitimes, démontrant la résilience des institutions républicaines.

La matinée a commencé par une série de coups de feu entendus dans Cotonou, suivis de l’investissement, aux alentours de 7heures, du siège de la télévision nationale par un groupe se réclamant du « Comité militaire de la refondation (CMR) ». Dans une déclaration lue à l’antenne, ces hommes en uniforme ont annoncé la prise du pouvoir, la dissolution de toutes les institutions et la fermeture des frontières terrestres et aériennes. Leur discours était un réquisitoire violent contre la gouvernance du président Patrice Talon.

Cette tentative de forcer le destin de la nation a été de courte durée. Selon des sources concordantes sécuritaires et gouvernementales, les forces loyalistes, principalement la Garde républicaine et des unités d’élite de l’armée, ont réagi avec une célérité et une détermination exemplaires. Dès 10h 15, le bâtiment de la SRTB était encerclé. Les putschistes, isolés et sans soutien apparent au sein de la chaîne de commandement militaire, se sont retrouvés dans une impasse.

Les Forces de Défense Nationale en position supérieure

L’opération de reprise de contrôle s’est déroulée avec professionnalisme, dans le souci d’éviter tout bain de sang et de préserver l’intégrité des personnels civils présents sur les lieux. Après une démonstration de force, les militaires dissidents ont été neutralisés. Aucune perte civile n’est à déplorer, selon nos informations.

Cet épisode, bien que grave, a mis en lumière la cohésion et la loyauté de l’écrasante majorité des Forces de Défense Nationale. Leur réaction rapide et coordonnée a été décisive pour préserver l’ordre constitutionnel et empêcher une dérive violente. Elles ont agi, comme le stipule leur serment, pour la défense de l’intégrité du territoire et des institutions de la République, plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute considération.

Le retour au calme et la préservation de l’intérêt national

Dans la foulée de cette action, les autorités pourront rétablir sans délai le contrôle sur les médias publics. Un communiqué officiel du gouvernement, attendu dans les prochaines heures, devrait confirmer l’échec total de cette tentative et réaffirmer l’autorité de l’État. Les frontières, brièvement déclarées fermées par les putschistes, sont restées sous le contrôle des forces de l’ordre et n’ont pas été verrouillées, évitant ainsi tout préjudice économique et toute panique internationale.

La vie à Cotonou reprend progressivement son cours normal, même si un sentiment de vigilance persiste. Les marchés et les commerces ont rouvert, et la circulation est revenue dans les artères principales. La priorité des autorités est désormais au retour à une sérénité complète et à l’enquête pour identifier les responsables et leurs éventuels soutiens.

Cet événement rappelle la fragilité de la paix civile mais démontre surtout la force des institutions béninoises lorsque celles-ci sont défendues par des forces républicaines unies. Le Bénin, souvent cité en exemple pour sa stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, a surmonté cette épreuve grâce à la réaction déterminée de ses forces armées, agissant comme le rempart ultime de la légalité.

Hugues Hector ZOGO

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